
Résumé:
Kurenai Shinkurou est un jeune étudiant assez particulier puisquil travaille pour le compte dune femme du nom de Juusawa Benika. Son boulot consiste essentiellement à arrêter des conflits entre diverses personnes quitte à user de violence. Afin davoir un taux de réussite élevé pour accomplir les ordres de Benika, Shinkurou a passé un an dans la maison dune de ses camarades de classe pour que le grand-père de cette dernière lui enseigne les arts martiaux.
Après plusieurs demandes auprès de Benika pour quelle lui donne des missions plus importantes, il se voit confier la protection dune petite fille de sept ans : Murasaki Kuhouin. Issue dune des familles les plus importantes du Japon, cette dernière vivant dans le « luxe » na jamais eu le droit de sortir de chez elle. Sa mère, Souju, na pas été acceptée par la famille de son père qui sest vu contraint dépouser une autre femme. Pour rester auprès de sa fille, Souju a du devenir une des servantes de la maison. En raison de sa mort, Benika a kidnappé Murasaki et la emmenée chez Kurenai pour quelle y soit en sécurité.
Le fait que la petite ait perdue sa mère lui rappelle son douloureux passé et le décide à accepter dassurer sa protection. Cependant, la première difficulté pour lui sera dhabituer Murasaki à vivre dans un univers des plus modestes et à lui faire oublier ce sentiment de solitude qui lhabite.
-Syaoran-
Critique:
Partant sur une base similaire à celle de Aishiteruze baby (adolescent qui va devoir soccuper dune petite fille), Kure-nai est une de ces uvres qui va savoir se développer grâce notamment à un background élaboré et des personnages dune savoureuse intensité.
Sans être véritablement exceptionnel, le graphisme de Kure-nai est plutôt appréciable et a la force de pouvoir sadapter à nimporte quelle situation. En effet, non seulement il arrive à donner du relief aux protagonistes en mettant en avant une part de leur personnalité : le côté kawai de Murasaki entre autre, mais en plus, les traits fins et simplifiés permettent davoir une animation lors des combats irréprochable tant le rythme est soutenu. Cest quand même assez surprenant de voir quune série comme celle-ci, arrive à avoir des scènes dactions de meilleures qualités niveau réalisation par rapport à des oeuvres basées uniquement sur des combats.
Lautre surprise que nous réserve Kure-nai, cest quelle arrive à travailler sur plusieurs thèmes. Dun côté nous avons des périodes de « tranches de vie quotidienne » possédant un humour assez décapant en raison de cette confrontation entre deux mondes qui seffectue avec la rencontre Shinkurou Murasaki et des nombreuses remarques tranchantes de la jeune demoiselle qui en découlent, puis, de lautre côté, nous avons cet aspect dramatique ponctué par des scènes dactions prenantes, avec au centre, un personnage à la personnalité délicieusement torturé.
Et lénorme coup de plus de la série vient bel et bien de Shinkurou qui se révèle être un anti-héros comme on aimerait en voir plus souvent. Avec cette force de caractère et ce self-control qui le caractérisent si bien, il est probablement le meilleur protagoniste masculin crée courant 2008. Toujours fidèle à ses sentiments, Shinkurou est un personnage qui possède la maturité de connaître ses faiblesse et qui, pour obtenir la force de protéger son entourage, va tenter de les combler au dépit de la souffrance quil doit endurer pour y arriver. Autant le dire, le suivre est tout simplement un vrai bonheur tant sa personnalité très attachante est travaillée en détails. Alors quand en plus on ajoute à un tel phénomène, une petite fille caractérielle et ayant une forte opinion delle-même en la personne de Murasaki, on obtient un duo dramatico-comique assez incroyable. On apprécie au passage lévolution de cette « petite princesse » qui va apprendre à « vivre en harmonie » avec le monde extérieur en fréquentant Shinkurou et les connaissances de ce dernier. Connaissances formant une véritable brochette de diversité et doriginalité et permettant davoir un univers darrière-plan très élargit.
Malheureusement, cest ici que se place le seul défaut de Kure-nai. La durée de 12 épisodes ne nous permet pas dexplorer tout le background dans ses moindres recoins tant ce dernier est vaste. Certaines zones pourtant très intéressantes sont survolées afin de pouvoir se concentrer sur le thème principal : les Murasaki. Quelle déception de ne pas en savoir plus sur les Houzuki ou encore sur Ginko qui restera un personnage avec une pointe de mystère jusquau bout.
En clair, Kure-nai est une série polyvalente se démarquant sur plusieurs plans : humour, drame, tranche de vie quotidienne et actions. En raison de cet anti-héros exceptionnel qui nous est offert et de ces nombreuses personnalités si agréables à voir évoluer, on crierait au sans-faute sil ny avait pas eu cette durée trop courte de 12 épisodes qui nous empêche de savourer pleinement tous les détails composant cette uvre tellement riche. Cependant, en raison de toutes les qualités énoncées, ce défaut minime ne fera pas beaucoup dombre à cette série qui saura divertir à grande échelle une majorité de fan de japanime.
-Syaoran-
